Passeport de prévention : un nouveau chantier SIRH s’est ouvert pour les entreprises

Le Passeport de prévention est désormais en phase active de déploiement et avec lui, un sujet structurant s’est imposé pour les directions RH, les responsables formation et les équipes SIRH. Car derrière les nouvelles obligations déclaratives, c’est bien la question de la structuration, de la fiabilité et de l’intégration des données de formation en santé et sécurité au travail qui est en jeu.

L’espace employeur est ouvert depuis le 16 mars dernier

Depuis le 16 mars 2026, les employeurs ont accès à leur espace personnel sur le Passeport de prévention. Ils peuvent désormais y déclarer les formations santé et sécurité dispensées en interne à leurs salariés, et consulter celles déjà déclarées par les organismes de formation.

L’obligation déclarative côté employeur est entrée en vigueur, avec une mise en œuvre progressive. Le périmètre reste pour l’instant limité et les délais assouplis, afin de faciliter l’appropriation du dispositif.

Pour les entreprises, le sujet ne se résume pas à une nouvelle formalité administrative. Il implique d’identifier les formations concernées, de sécuriser les informations détenues dans les outils RH et de clarifier l’organisation entre RH, formation, prévention et SIRH.

Le Passeport de prévention : un vrai sujet de données RH

Avec ce dispositif, les données de formation en santé et sécurité au travail ont changé de statut. Elles ne sont plus seulement utiles pour répondre à une obligation réglementaire ou alimenter un suivi interne : elles doivent désormais être tracées, consolidées et interfacées.

Pour les équipes SIRH, les questions sont très concrètes : les données sont-elles disponibles au bon endroit ? Sont-elles suffisamment fiables ? Les référentiels salariés sont-ils à jour ? Les outils permettent-ils d’isoler les formations éligibles et de produire les informations attendues ?

Le Passeport de prévention s’invite ainsi dans les sujets classiques de gouvernance des données RH, au même titre que la paie, la GTA, la formation ou la gestion des habilitations.

9 juillet 2026 : l’import de masse, prochaine échéance clé

La prochaine date à inscrire dans les feuilles de route est le 9 juillet 2026. À cette échéance, employeurs et organismes de formation pourront utiliser une fonctionnalité d’import de masse pour transmettre les données de formation par dépôt de fichiers.

Pour les entreprises équipées d’un SIRH, d’un outil formation ou d’un LMS, cette évolution est loin d’être anodine. Elle fait passer le Passeport de prévention d’une logique de saisie ponctuelle à une logique de flux de données, avec des enjeux d’interopérabilité, de qualité de reprise et de conformité des formats.

Des documents d’interface, trames de fichiers, guides et webinaires sont disponibles depuis janvier 2026. Des phases de test sont proposées à partir de mai 2026 pour permettre aux acteurs volontaires de valider leurs fichiers avant déploiement.

Il reste donc quelques semaines pour anticiper les ajustements nécessaires dans les outils et les processus existants.

Un sujet réglementaire, mais surtout un sujet SIRH

Le Passeport de prévention est aujourd’hui un sujet structurant pour les systèmes d’information RH, avec des impacts sur les référentiels, les workflows, la qualité des données et les interfaces avec les plateformes externes.

Pour aborder sereinement l’échéance de juillet, mieux vaut agir dès maintenant sur les paramétrages SIRH, les évolutions de processus et les besoins d’intégration. HRConseil accompagne les entreprises dans l’analyse de leurs impacts, l’adaptation de leurs outils et la sécurisation de leurs dispositifs RH et formation face à ces nouvelles exigences.