Fonction publique : deux mesures de compensation face à la hausse des prix

La flambée des prix de l’énergie, accentuée par le contexte de conflit au Moyen-Orient, a conduit le gouvernement à actionner deux dispositifs en faveur des agents publics, tous deux effectifs en juin 2026.

Une indemnité différentielle pour les plus bas salaires

La revalorisation du Smic de 2,41 % au 1er juin (une hausse mécanique qui s’ajoute à celle du 1er janvier) a remis en jeu le mécanisme prévu par le décret du 2 août 1991. Ce dispositif garantit qu’aucun agent public ne tombe sous le seuil du Smic. Dès que celui-ci progresse sans que les grilles indiciaires ne suivent, un complément est versé pour combler l’écart.

Quelque 862 000 agents sont concernés, toutes catégories confondues : stagiaires, titulaires et contractuels de droit public.

Le montant est calculé individuellement, sur la base du traitement indiciaire brut et des avantages en nature (primes et indemnités exclues) et plafonné à 65,28 € bruts par mois. Il est réduit proportionnellement en cas de temps partiel, temps non complet ou d’absence à demi-traitement. L’indemnité apparaît sur le bulletin de paie sous une ligne dédiée. 

Une majoration temporaire des indemnités kilométriques

Parallèlement, un arrêté du 29 mai 2026 revalorise de 3,2 % le barème des indemnités kilométriques applicables aux déplacements des personnels de l’État, pour la période du 1er juin au 31 décembre 2026.

Cela représente une aide d’environ 0,20 € par litre de carburant pour les agents utilisant leur véhicule personnel dans le cadre de leur service.

Parmi les premiers bénéficiaires : les AESH et enseignants remplaçants, ainsi que les agents hospitaliers, dans l’attente d’un arrêté complémentaire. Le barème tient compte de la destination, de la distance parcourue et du type de véhicule.

Cette mesure s’inscrit dans un ensemble de dispositifs similaires déployés par le gouvernement pour les travailleurs grands rouleurs et les entreprises.