Lorsqu’un arrêt de travail pour raison médicale survient, la Sécurité sociale verse des indemnités journalières afin de limiter la perte de revenus. Ces indemnités concernent aussi bien les salariés que certaines personnes sans emploi, sous réserve de remplir les conditions requises. Au 1er janvier 2026, la revalorisation du Smic a entraîné une mise à jour des plafonds servant au calcul des indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS).
Comment fonctionne l’indemnisation ?
Après un délai de carence de trois jours, l’Assurance maladie commence à verser les IJSS à compter du 4ᵉ jour d’arrêt. Le montant journalier correspond à 50 % du salaire journalier de base, calculé à partir de la moyenne des rémunérations brutes des trois mois précédant l’arrêt, divisée par 91,25.
Toutefois, le salaire pris en compte est plafonné : il ne peut dépasser 1,4 fois le Smic mensuel, soit 2 552,25 € en 2026. Pour un arrêt débutant en janvier 2026, l’ancien Smic reste applicable. Le nouveau plafond s’applique aux arrêts à partir de février.
Ce qui a changé récemment
Depuis avril 2025, le plafond de calcul des IJSS a été revu à la baisse (1,4 Smic au lieu de 1,8 auparavant), ce qui limite mécaniquement le montant maximal des indemnités versées.
Les plafonds d’indemnisation en 2026
- Maladie : jusqu’à 41,95 € par jour
- Maternité / paternité : jusqu’à 104,02 € par jour
En cas d’accident du travail :
- 240,49 € par jour pendant les 28 premiers jours (60 % du salaire journalier),
- 320,66 € par jour à partir du 29ᵉ jour (80 % du salaire journalier).
Enfin, certaines conventions collectives ou accords d’entreprise prévoient un maintien de salaire, y compris pendant les jours de carence. Dans la fonction publique, des règles spécifiques s’appliquent.